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LES CHAUFOURNIERS : Claude G.


Publié le par Fran-Go

Chères adhérentes et chers adhérents

Ce vendredi 24 avril, une équipe de bénévoles a commencé la restauration d'un four à chaux situé sur la colline du Paradis. C'est le septième. Nous estimons à 3 matinées de travail pour le rendre comme il était il y a 300 ans.

Le fait de restauré ce patrimoine ancestral communal aura pour résultat qu'il ne sera plus jamais oublié comme cela a été le cas depuis plusieurs siècles.

En pièces jointes la photo et des explications

Bien cordialement

Les membres du bureau

 

"Les multiples fours à chaux de Carqueiranne font partie intégrante de l’histoire de notre commune : le saviez-vous ? Carqueiranne vient de Calcaire

Depuis très peu de temps notre association LES CHAUFOURNIERS CARQUEIRANNAIS s’est fixé un objectif de restaurer les fours à chaux situés sur notre commune. Nous nous sommes intéressés à ce patrimoine historique près de chez nousqui reflète un savoir-faire ancestral, et avons donc recherché tous ces fours afin de les localiser précisément.

A ce jour nous en avons dénombré 20, qui sont littéralement enfouis sous une très dense végétation.

Nous nous sommes posé la question : « pourquoi tous ces fours dans la Sabatière et au Paradis?»  Il y a deux raisons :

- la première et la principale: la chaux a été un matériau de construction qui remonte à l’antiquité et a été remplacé petit à petit par le ciment dans les années 1900 et suivantes. Déjà sous l’empire Romain, et longtemps après, toutes les constructions l’étaient avec de la chaux.

-la deuxième : les horticulteurs, à l’époque où Carqueiranne était la Capitale Française de la fleur coupée, répandaient de la chaux afin de baisser le taux d’acidité du sol (proximité des pins) car ils avaient constaté que les fleurs poussaient beaucoup mieux sur un sol neutre en Ph. Ils faisaient un épandage de chaux qui assainissait aussi le sol, de plus la chaux était un produit naturel.

On obtenait la chaux vive en calcinant des pierres calcaires (trouvées sur place ou à proximité) à une température entre 800 et 1000 degrés. La Sabatière et le Paradis sont des collines essentiellement calcaires. Pendant plusieurs siècles, la production de chaux était une des principales activités de Carqueiranne.

Les ouvriers qui les construisaient et actionnaient étaient appelés des « chaufourniers ». Nous avons retrouvé quarante noms de Carqueirannais entre 1800 et 1940. Les maçons de Hyères, La Garde, du Pradet venaient chercher de la chaux avec mulets ou charrettes et chevaux.

Lorsque le bois et les pierres calcaires commençaient à manquer à proximité du four, car il fallait les alimenter d’une quantité importante en bois et pierres, les ouvriers commençaient à en construire un autre plus loin et ainsi de suite. Ce qui peut expliquer la multiplicité des dits fours.

Les fours de la Sabatière et du Paradis ont produit de la chaux jusqu’en 1938 puis furent totalement abandonnés et sont maintenant complètement envahis par la végétation qui finit par les détruire.

Nous trouvons navrant de ne rien faire et de constater petit à petit l’écroulement de ces ouvrages qui représentent un travail important de la part des ouvriers qui les ont bâtis. Il faut sauver ce patrimoine historique ancestral

De plus, les ouvriers qui produisaient la chaux vive respiraient tous les jours de la poussière de chaux vive et y laissaient leur santé. Vis-à-vis de cesmalheureux,nous avons aussi un devoir de mémoire. Nous nous devons de restaurer leurs outils de travail. Depuis peu de temps, nous nous activons à les débroussailler et les restaurer. Quelques mois de travail suffisent pour les nettoyer, les remettre dans un état surprenant et surtout les sauver d’une destruction inévitable si rien n’est fait. A ce jour nous avons restauré 5 fours qui ont plus de 2000 ans d’existence.

 

CONTACTS : leschaufournierscarqueirannais@orange.fr ou notre page Facebook Les Chaufourniers Carqueirannais"

 

 

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